Livres

Sur les traces de l'Afrique fantôme

Photographies : Françoise Huguier
Texte : Michel Cressole
Éditions Maeght, 1990 - 240 pages


« De mars 1931 à février 1933, Michel Leiris traverse l’Afrique d’Ouest en Est. Il est secrétaire archiviste d’une mission ethnographique dirigée par Marcel Griaule, et, à ce titre, en tient le journal de bord. Publié pour la première fois chez Gallimard en 1934, son carnet de route est devenu un grand livre, L’Afrique fantôme. De mai 1988 à janvier 1990, une photographe, Françoise Huguier, et un écrivain reporter, Michel Cressole, ont repris l’itinéraire de la mission Dajar-Djibouti. A leur tour, ils ont tenu un journal de voyage, l’une avec des images, l’autre avec des mots, mais tous deux en quête de ce « goût du merveilleux » qui, il y a près de soixante ans, amena Leiris au pays des Noirs. »

En route pour Behring - notes de voyages en Sibérie

Photographies : Françoise Huguier
Préface : Gérard Lefort
Éditions Maeght, 1993 - 152 pages


« Cette fois-ci c’est du grand Nord, à l’autre bout de la terre, que Françoise Huguier rapporte « En route pour Behring – Notes de voyage en Sibérie. » De quoi s’agissait-il pour « l’aventurière » ? Avant tout d’un ailleurs ?… Des choses vues, des choses perçues. Des paysages nus, neiges et glaces, des paysages habités, proche d’industrie ou ports de pêche, petites villes, villages, cabanes, tentes, goulags endormis, cimetières. Des rennes, des morses, des baleines, un ours blanc. Des couleurs, des odeurs. Et des visages, des vies… Nenets, Tatars, Dolgans, Nganassans, Inuits, Bouriates, Russes, Arméniens, Lituaniens… Françoise Huguier s’était donné six mois pour approcher les confins mythiques de ses géographies d’enfance et un rêve adulte. « En route pour Behring » est son journal de bord. »

Secrètes

Photographies : Françoise Huguier
Préface : Claire Denis
Actes Sud, 1996 – 87 pages


« Au Burkina Faso et au Mali où elle a souvent voyagé, Françoise Huguier a pris le temps de la rencontre : elle a parlé aux gens, elle est entrée dans les maisons, dans les chambres des femmes, elle a écouté.
Ainsi elle a gagné le droit de photographier leur vie, et rapporte une série de portraits saisis dans l’intimité, la simplicité et le respect partagé. Ce sont les regards qui vous captivent : des regards proches, intenses, regards de femmes recueillis sur le seuil, dans le refuge d’une chambre, dans l’abandon d’un coin de lit.
Le livre évoque alors le lent chemin des confidences, dont Françoise Huguier raconte elle-même les conditions et l’expérience dans un texte ponctuant par les mots le secret que trahit avec complicité chacune de ses photographies. »

Sublimes

Photographies : Françoise Huguier
Préface : Gérard Lefort
Actes Sud, 1999 – 146 pages


Photographies de mode glanées au cours de quinze années de défilés (1983-1998).
Azzedine Alaïa, Adeline André, Pierre Cardin, Jean Colonna, John Galliano, Jean-paul gaultier, Roméo Gigli, Olivier Guillemin, Rei Kawakubo, Michel Klein, Christian Lacroix, Karl Lagerfeld, Olivier Lapidus, Lecoanet-Hemant, Véronique Leroy, Martin Margiela, Issey Miyaké, Claude Montana, Thierry Mugler, Paco Rabanne, Gérard Pipard, Emmanuel Ungaro, Yves Saint laurent, Martine Sitbon, Gianni versace, Yohji Yamamoto.

J’avais huit ans

Photographies : Françoise Huguier
Actes sud, 2005 -195 pages


Il m’aura fallu attendre cinquante ans avant de retourner en terre cambodgienne. Cinquante ans qui ont durement marqué ce pays, une histoire ponctuée de conflits et de souffrance.
Ce retour sur les pas de mon enfance, je l’ai longuement mûri. Ce n’est pas la peur qui m’a ralentie, mais l’urgence de vivre ma passion, la photographie. J’ai d’abord souhaité partir en compagnie de mon ami Serge Daney, mais sa vie en a décidé autrement. Je me suis alors envolée pour l’Afrique puis la Russie, cherchant peut-être inconsciemment à occulter mon drame, sans toutefois l’oublier.
J’ai ensuite voulu le faire pour ma mère, dont la mémoire se voile à mesure que le temps coule. Cette plongée dans le passé me permettrait, peut-être une dernière fois, de vraiment communiquer avec elle.
C’est en apnée, en décembre 2003, que je suis partie à la rencontre de l’enfant qui, autrefois, avait goûté l’insouciance de la vie au cœur des plantations ; j’ai retrouvé cette fillette de huit ans que j’étais, autrefois prisonnière du Viet Minh et des Issarak.
Je lui dédie ce carnet de voyage qui libère ma mémoire.