Expositions


AFRIQUE ELLES

Des femmes au travail chez elle dans plusieurs pays du continent Africain.

AFRIQUE FANTÔME

De mars 1931 à février 1933,Michel Leiris traverse l’Afrique d’Ouest en Est .Il est secrétaire archiviste d’une mission ethnographique dirigée par Marcel Griaule, et, à ce titre, en tient le journal de bord.Publié pour la première fois chez Gallimard en 1934, son carnet de route est devenu un grand livre , l’Afrique Fantôme.De mai 1988 a janvier 1990, une photographe , Françoise HUGUIER ,et un écrivain reporter, Michel Cressole, ont repris l’itinéraire de la mission Dakar-Djibouti. À leur tour, ils ont tenu un journal de voyage, l’une avec des images, l’autre avec des mots, ainsi tous deux en quête de ce « goût merveilleux » qui, il ya près de soixante ans amena Leiris au pays des Noirs.

BAMAKOISES

Si en Occident, la famille est à présent éclatée, elle reste au Mali, à contrario, le ciment de la société. La notion et existence de « grande famille », établie sur la cohabitation de plus de deux générations, reste au Mali non seulement très tenace mais est de plus renforcée par la polygamie et un système patriarcal très affirmé. L’évolution de la société malienne contemporaine ne touche pas encore cette organisation familiale, pas même dans la classe de la bourgeoisie montante qu’on aurait pu croire tentée pas nos modèles occidentaux.

BERHING

En route pour Behring ! Non tu ne rêves pas ! On dirait du Jules Verne, la promesse d’une équipée en traîneau, les fouets qui claquent, les chiens qui s’échinent, la glace qui grince sous les patins, l’aurore boréale, les troupeaux de rennes, la chasse aux morses, une croisière en brise-glace. Et puis quoi encore ? Tout au bout, là où il suffit presque de tendre le bras pour toucher l’Alaska, le détroit découvert en 1741 par le Danois Vitus Behring, ce bras de mer qui mêle l’Asie à l’Amérique. On croit rêver.

CAMBODGE

2003. Après des années de reportage et d’intense activité professionnelle, la photographe décide de retourner au Cambodge ; elle revisite les paysages de ses épreuves, les lieux d’une enfance complexe. Sans nostalgie ni préjugés, Françoise Huguier photographie et documente ce périple à rebours en quête de souvenirs, de témoignages mais aussi de visions intimes d’un pays profondément aimé.
Ecrit à la première personne, J’avais huit ans est le récit sobre et pudique d’une exceptionnelle expérience.

DESPERATE HOUSEWIVES

Conversation entre épouses….. Claudine M. : Sur du velours, oui je te jure…À califourchon sur la chaise, cela pique un peu entre les jambes dans la petite entrée…Il adorait cette position et l’appelait: « l’épouse fidèle»…T’as vu la photo !
Fanny D. : Tu sais moi, il me prenait souvent debout en soulevant ma voilette, tout en susurrant « Oh oui, c’est comme cela que je te préfère, en épouse désespérée »
Claudine M. : Désespérée tu parles, moi je l’oblige à arriver en communiant, un crucifix entre les dents.
Fanny D. : Ah, c’est pour cela que la dernière fois, il voulait que je lui fasse la religieuse. C’est pas très original.
Claudine M. : t’inquiètes, on le verra plus, trouvons un autre mec. Tu sais pourquoi ?
Fanny D. : non, pourquoi ?
Claudine M. : Hier soir, il est revenu sans me prévenir, j’étais à poil sous un tablier blanc en train de préparer un lapin en sauce, il a voulu me sauter contre la cuisinière, ça m’a énervé, alors j’ai pris mon couteau de cuisine et je lui ai tranché la gorge, son sang a giclé dans la cocotte. Si tu veux, viens dîner ce soir. Je pense que le civet sera délicieux !
Fanny D : Pour sûr .Je te quitte ,je vais tomber en panne de batterie… A ce soir.

LES TROIS GRÂCES

Au cœur d’un Paris métissé, trois « grosses », dénudées et sensuelles, posent dans des tissus zébrés, des guêpières lacées et des coiffes folles ! Elles se préparent pour un spectacle drôle et envoûtant. Provocantes, elles le sont, rappelant les chaudes nuits d’une métropole Africaine.

KEP

Kep, petite station balnéaire sur le golfe de Siam, située à 25 km à l’est de Kampot.
Fondée en 1908, elle fut un lieu de villégiature de l’élite de la colonie française jusque dans les année 50-60. Dès l’indépendance, en 1953, les Cambodgiens aisés en font leur destination favorite, le Saint-Tropez cambodgien.
Toutes les villas de l’époque coloniale et celles des riches cambodgiens ont été occupées puis démantelées par les Khmers rouges, elles furent aussi pillées, au moment de la famine des années 1970-80, pour revendre leurs matériaux aux Vietnamiens.
Kep offre un témoignage poignant des destructions subies par le Cambodge, ses squelettes de maisons nous plongent dans une atmosphère bien particulière !
Actuellement ces maisons appartiennent aux dignitaires du régime, ils ne désirent pas les restaurer mais spéculer sur ces propriétés, les vendre à de richissimes étrangers.
Régulièrement des rumeurs circulent quant à des projets de reconstruction.

LA MOUSSON

A venir

MODE ET VOYAGE

Depuis vingt ans, la photographe Françoise Huguier mène de front une carrière de grand reporter et de spécialiste des pages de mode. Depuis vingt ans, elle réalise des séries sur la haute couture Parisienne aussi exotiques que ses images du bout du monde, tant sa capacité à renouveler le genre est grande. Comme si les frontières, qu’elles soient géographiques ou plastiques, étaient faites pour qu’elle les culbute en douceur. Comme si son objectif avait tous les droits, celui d’explorer simultanément tous les recoins du globe et tous les champs de la photographie, sans établir de hiérarchie, aucune, entre le Nord et le Sud, le noir et blanc et la couleur, le documentaire et l’artistique. On la croit en Afrique partie sur les traces de l’écrivain ethnologue Michel Leiris, Huguier est déjà en route pour les steppes glacées du Grand Nord. On la classe parmi les reporter photographes les plus doués de sa génération, elle fait volte face et concurrence sans complexe les pointures de la photo de mode. Lorsqu’elle quitte le backstage survolté des défilés Lacroix c’est pour rejoindre les coulisses paranoïaques des appartements communautaires de Saint-Pétersbourg. Rien à voir, penserez-vous, entre ces décors de rêves et ces antres de l’apocalypse, et pourtant, d’un lieu à l’autre, d’un paysage l’autre, d’une ville l’autre, c’est toujours la même histoire : celle de l’homme, où plutôt de la femme prise dans la nasse d’espaces souvent inadéquats, trop vastes ou trop contraints, sommée de reconfigurer dans le cadre imparti par la photographe sa juste place dans le monde. Que cette femme soit belle ou pas, mannequin ou boulangère, malienne ou inuit, ne change rien à l’affaire : ce n’est pas avec les codes sociaux que l’on fait des photos, mais avec des corps, et Huguier a cette générosité absolue de magnifier tous les corps et de laisser à chacun, à chacune, le pouvoir de s’incarner devant son objectif. Bref, ses images sont à échelle humaine